Devenir taxi independant : l’itineraire pour se lancer

lumineux taxi parisien

Tu rêves de devenir taxi indépendant et de travailler à ton compte en sillonnant les rues ? Être chauffeur de taxi à son propre compte séduit de nombreuses personnes et pour cause. En France, près de 90 % des quelque 60 000 chauffeurs de taxi ont choisi le statut d’artisan, c’est-à-dire l’indépendance. Dans cet article, on t’explique en détail comment devenir taxi indépendant, des conditions d’accès au métier jusqu’à la création de ton entreprise de taxi, sans oublier la fameuse licence et la formation. Suis le guide ! Et n’hésite pas à parcourir le site de L’As des Formations, référence dans la formation des chauffeurs de taxi, pour t’accompagner dans ce projet.

Pourquoi choisir de devenir taxi independant ?

Devenir taxi indépendant aussi appelé artisan taxi offre un avantage majeur la liberté. En tant que taxi à ton compte, tu es ton propre patron. Tu décides quand, où et comment tu travailles en définissant tes propres horaires et éventuellement tes règles de fonctionnement. Tu peux même, à terme, envisager d’embaucher des employés si ton activité prospère. Cette autonomie s’étend aussi au choix de ton véhicule de service dans le respect des normes réglementaires et de ta clientèle. Tu peux cibler les zones qui te conviennent le mieux et les services que tu souhaites offrir.

Un autre atout de taille 100 % des revenus te reviennent. Contrairement à un chauffeur salarié qui touche un salaire fixe parfois assorti d’une commission ou à un locataire de licence qui doit reverser une partie de son chiffre d’affaires en loyers, l’artisan taxi encaisse l’intégralité de ses recettes. Bien sûr, cela s’accompagne de charges et frais qu’il te faudra assumer comme le carburant, l’entretien du véhicule et l’assurance. La rentabilité de l’activité dépend directement de ton travail et de ta gestion.

Enfin, le métier de taxi bénéficie d’un cadre légal clair et de tarifs réglementés qui garantissent un minimum de gain par course. Le marché du transport de personnes reste globalement stable et en croissance notamment dans les zones urbaines. En d’autres termes, il y aura toujours une demande pour les taxis ce qui fait de ce métier un domaine porteur. Le secteur du taxi est réglementé et protégé ce qui peut rassurer sur la viabilité à long terme de l’activité.

Toutefois se lancer comme taxi indépendant n’est pas un projet à prendre à la légère. Il faut investir du temps, de l’énergie et un budget important. Entre la formation, l’examen, l’achat ou la location de la licence et du véhicule, les coûts initiaux peuvent être élevés. Il est donc crucial d’être sûr de ta motivation et de bien te préparer en amont. Si tu es prêt à relever le défi, voyons maintenant les conditions et étapes pour y arriver.

Conditions et prerequis pour devenir taxi independant

Le métier de chauffeur de taxi est une profession strictement réglementée en France. Avant même de penser à t’inscrire à une formation ou à l’examen, tu dois vérifier que tu remplis les conditions obligatoires pour accéder à la profession. Les principaux prérequis sont :

  • Permis de conduire : Tu dois posséder un permis B valide depuis au moins 3 ans (ou 2 ans en cas de conduite accompagnée). Cette expérience de conduite minimale est indispensable pour assurer la sécurité des passagers.
  • Casier judiciaire : Ton casier judiciaire (bulletin n°2) doit être vierge. Aucune condamnation grave ne doit y figurer, afin de garantir aux clients une personne de confiance.
  • Formation aux premiers secours : Tu dois avoir suivi la formation de Prévention et Secours Civiques de niveau 1 (PSC1), rebaptisée récemment Premiers Secours Civiques. Cette formation d’une journée (7 à 8 heures) t’apprend les bases du secourisme, et un certificat PSC1 te sera délivré en fin de stage. (Son coût est modique, entre 50 € et 80 € selon l’organisme).
  • Visite médicale : Tu dois passer un contrôle médical auprès d’un médecin agréé par la préfecture, qui attestera de ton aptitude à exercer le métier de chauffeur de taxi (formulaire Cerfa n°14880 rempli avec avis favorable). Ta condition physique et visuelle doit permettre de transporter des clients en toute sécurité.

Ces documents et conditions seront vérifiés à chaque étape du parcours (inscription à l’examen, demande de carte professionnelle…). Si tu remplis tous ces prérequis, tu peux alors te lancer dans la suite du processus pour devenir taxi indépendant.

Formation et examen : obtenir la carte professionnelle de taxi pour devenir taxi independant

Une fois les conditions remplies, la prochaine grande étape est d’obtenir la carte professionnelle de chauffeur de taxi. Cette carte, délivrée par la préfecture, est indispensable pour exercer le métier. Pour l’obtenir, il faut réussir un examen professionnel taxi.

Suivre une formation taxi est facultatif mais recommandé. Bien qu’elle ne soit pas obligatoire légalement, il est fortement recommandé de suivre une formation spécifique avant de passer l’examen taxi. Les examens taxi sont exigeants et couvrent à la fois des connaissances théoriques pointues et des compétences pratiques. Une formation taxi te permettra d’acquérir les bases du métier, de te préparer aux épreuves de l’examen et d’augmenter significativement tes chances de réussite du premier coup.

Plusieurs centres proposent des formations de chauffeur de taxi, veille à choisir un centre agréé et reconnu. Par exemple, L’As des Formations propose une formation taxi complète sur 3 semaines couvrant tous les aspects du programme officiel comme la réglementation, la gestion, la sécurité routière, l’anglais, la connaissance du territoire et la préparation à l’examen pratique. Ce type de programme intensif te mettra en condition d’examen tout en te familiarisant avec la réalité du terrain. De plus, ces formations sont souvent finançables via des dispositifs comme le CPF (Compte Personnel de Formation) ou Pôle Emploi, ce qui peut alléger ton budget. N’hésite pas à te renseigner sur les options de financement disponibles.

Reussir l’examen taxi (epreuves theoriques et pratiques)

L’examen taxi est organisé par la Chambre des Métiers et de l’Artisanat (CMA) de ta région. L’inscription se fait en ligne (via le portail Evalbox ou le site officiel dédié) et des frais d’enregistrement d’environ 230 € sont à prévoir. Cet examen se compose de deux parties : des épreuves théoriques sous forme de QCM/QRC, et une épreuve pratique de conduite.

  • Épreuve théorique : Elle porte sur sept matières principales du métier. Parmi celles-ci, on retrouve la réglementation du transport de personnes (T3P), la gestion d’entreprise (comptabilité, fiscalité, statuts juridiques), la sécurité routière (code de la route, signalisation), la maîtrise du français et de l’anglais (niveau basique attendu), la connaissance du territoire et de la réglementation locale (propres à ton département), le développement commercial et la relation client, ainsi que la réglementation nationale des taxis et des VTC. Pour valider l’épreuve théorique, il faut obtenir une moyenne d’au moins 10/20 sur l’ensemble des questionnaires. En cas d’échec, tu pourras repasser l’examen ultérieurement (chaque tentative impliquant de régler à nouveau les frais d’inscription).
  • Épreuve pratique : Elle se déroule en conditions réelles sur route, généralement à bord d’un véhicule équipé taxi. Un examinateur (souvent un formateur ou un professionnel désigné par la CMA) évalue tes compétences de conduite et ton aptitude à gérer une course client du début à la fin. Tu devras notamment démontrer une conduite sécurisée, une bonne orientation, l’utilisation du taximètre, et un bon relationnel client. Un minimum de 12/20 est requis pour valider la pratique. L’examen pratique est adapté à chaque département (par exemple, le parcours et les questions de connaissance locale seront spécifiques à la zone où tu passes l’examen).

À noter que le contenu exact de l’examen peut varier selon les départements (particulièrement pour la partie « territoire et réglementation locale » qui est propre à chaque zone). Assure-toi de bien te renseigner sur les modalités spécifiques de ton département.

Une fois que tu as réussi l’ensemble des épreuves de l’examen taxi, la CMA te délivre une attestation de réussite (certificat de capacité professionnelle de conducteur de taxi, CCPCT). Félicitations, tu as fait le plus dur ! Tu peux alors entamer la demande de carte professionnelle.

Demander la carte professionnelle de chauffeur de taxi

Le document final pour exercer est la carte professionnelle de chauffeur de taxi (souvent appelée carte taxi tout court). Tu devras en faire la demande auprès de la préfecture de ton département de réussite. Cette carte coûte environ 60 € en frais administratifs et a une validité de 5 ans. Parmi les documents généralement demandés pour l’obtenir, prévois :

  • une copie de ta pièce d’identité (CNI ou passeport),
  • ton permis de conduire catégorie B en cours de validité,
  • l’attestation de réussite à l’examen délivrée par la CMA,
  • deux photos d’identité récentes,
  • le certificat médical d’aptitude (formulaire Cerfa rempli par le médecin),
  • le bulletin n°2 de casier judiciaire,
  • le certificat PSC1 de premiers secours.

Une fois le dossier complet et le paiement effectué, la préfecture te remettra ta carte professionnelle au format badge sécurisé. Important cette carte n’est valable que dans le département où tu as passé ton examen et fait la demande. Si un jour tu souhaites exercer dans un autre département, il faudra demander une extension de validité appelée mobilité inter-départementale pour pouvoir y travailler légalement.

A savoir que tous les 5 ans, tu devras renouveler ta carte professionnelle. Cela implique de suivre un stage de formation continue de 14 heures dans un centre agréé afin de mettre à jour tes connaissances, puis de faire la demande de renouvellement. Cette obligation de formation continue quinquennale est nécessaire pour prolonger l’autorisation d’exercer et maintenir ta licence taxi active au-delà de 5 ans. Ne t’inquiète pas, on reparlera de la licence tout de suite.

chauffeur taxi à bord de sa voiture

La licence taxi (ADS) : la piece vitale pour devenir taxi independant

Au-delà de la carte professionnelle, pour devenir taxi indépendant, tu dois impérativement détenir une licence de taxi. Aussi appelée ADS (Autorisation de Stationnement sur la voie publique), la licence taxi est l’autorisation qui te permet de stationner sur la voie publique en attente de clients et d’exploiter légalement ton véhicule en mode taxi. Sans licence, impossible de travailler en taxi. C’est un prérequis absolu pour exercer en tant qu’artisan.

Il existe trois façons d’obtenir cette fameuse licence taxi :

  1. Demande gratuite en mairie :Tu peux solliciter l’attribution d’une licence gratuite auprès de la mairie ou de la Préfecture de Police à Paris. Il s’agit de t’inscrire sur une liste d’attente officielle une fois ta carte pro en poche. C’est la solution la moins coûteuse financièrement, licence gratuite, mais la plus longue et incertaine. Dans les grandes villes où la demande est forte, l’attente peut durer en moyenne 5 à 15 ans, sans garantie d’aboutir. Chaque commune ou préfecture délivre un nombre limité de nouvelles licences en fonction des besoins locaux, ce qui explique ces délais.
  2. Achat d’une licence à un taxi en activité :  C’est la voie rapide pour obtenir une licence en rachetant la licence d’un chauffeur de taxi qui cède son autorisation, souvent lors d’un départ à la retraite. L’énorme inconvénient est son coût financier. Le prix de marché d’une licence taxi varie selon la zone géographique, généralement entre 30 000 € et 300 000 €. À Paris, il faut compter autour de 150 000 à 200 000 € pour une licence, voire plus selon la demande. Dans d’autres grandes villes comme Nice ou Lyon, les tarifs peuvent également dépasser les 100 000 €. C’est un investissement très lourd, mais l’achat confère une véritable propriété. Tu pourras un jour revendre cette licence et en récupérer la valeur, à condition de l’avoir exploitée au moins 5 ans.
  3. Location de licence (location-gérance) :  Si neither of the above options is feasible, il existe des sociétés spécialisées qui louent des licences de taxi. Tu signes alors un contrat de location-gérance et verses un loyer mensuel pour exploiter la licence. Les tarifs de location varient selon les villes, environ 1 300 € par mois à Marseille, 2 800 € à Lyon, jusqu’à 3 600 € par mois à Paris. C’est une charge fixe importante, mais elle permet de démarrer sans apport énorme. Par ailleurs, dans ce modèle, la société de location fournit souvent le véhicule équipé et prend en charge son entretien et son assurance, ce qui t’enlève une épine du pied au début. En échange, tu restes indépendant pour l’exploitation, tes revenus te reviennent après paiement du loyer et tu dois tout de même créer ta propre entreprise.

Chaque option a ses avantages et inconvénients financiers. En résumé, obtenir la licence taxi te coûtera soit du temps, soit de l’argent : soit tu patientes de longues années pour l’avoir gratuitement, soit tu investis une somme conséquente pour l’acheter, soit tu optes pour la location en intégrant un loyer dans tes charges. À toi de choisir la formule la plus adaptée à tes moyens et à ton ambition. Dans tous les cas, rappelle-toi que la licence taxi est valable 5 ans renouvelables (avec formation continue obligatoire à chaque renouvellement comme évoqué plus haut).

Pour plus de détails sur les démarches d’obtention de licence et les spécificités de chaque option, consulte notre article dédié à la licence taxi, qui fait le point complet sur le sujet.

Si tu exploites en location de licence, ou même en coopérant avec une compagnie, ton statut est considéré comme artisan indépendant (pas salarié). Tu devras donc, comme tout artisan taxi propriétaire, créer ton entreprise et gérer ta comptabilité. On aborde ce point tout de suite.

Creer ton entreprise de taxi specialement pour devenir taxi independant

Être chauffeur de taxi indépendant, c’est aussi être chef d’entreprise. En effet, dès lors que tu n’es pas salarié d’une société de taxis, tu dois exercer sous le statut d’artisan et donc immatriculer une entreprise pour ton activité. Cette étape administrative est obligatoire pour pouvoir travailler en toute légalité et gérer correctement tes revenus et charges.

Choisir un statut juridique adapte

La première démarche consiste à choisir la forme juridique de ton entreprise de taxi. Plusieurs statuts sont possibles : micro-entreprise (auto-entrepreneur), Entreprise Individuelle (EI), EURL (EURL = SARL unipersonnelle), SASU (SAS unipersonnelle) si tu es seul, ou bien SARL ou SAS si vous vous associez à plusieurs. Chaque statut a ses particularités en termes de responsabilité, de régime social, de fiscalité et de simplicité de gestion.

Pour un taxi indépendant, les statuts les plus courants sont l’auto-entreprise (EI micro-entrepreneur) ou la société unipersonnelle (EURL/SASU). Par exemple, beaucoup de chauffeurs choisissent le régime micro-entrepreneur pour sa simplicité : en 2022, environ 14 % des taxis en France exerçaient sous ce statut auto-entrepreneur. Ce régime offre des formalités ultra-simplifiées et des charges sociales calculées sur le chiffre d’affaires (avec un plafond de CA à respecter), ce qui convient bien pour démarrer. D’autres préfèreront créer une société (EURL/SASU) afin de séparer le patrimoine personnel du patrimoine professionnel, ou pour anticiper une croissance future.

Si tu hésites sur le meilleur statut juridique pour ton activité de taxi, n’hésite pas à te référer à notre guide complet sur le sujet. L’important est de prendre en compte ton profil (seul ou avec associés), ton prévisionnel d’activité (chiffre d’affaires attendu, charges), et le niveau de protection du patrimoine souhaité, afin d’éviter de te mettre en difficulté plus tard.

Immatriculer et lancer officiellement l’activite

Une fois le statut choisi et les documents préparés, par exemple les statuts de société si tu crées une EURL ou SASU, tu dois immatriculer ton entreprise pour lui donner une existence légale. Depuis le 1er janvier 2023, toutes les formalités de création d’entreprise se font en ligne via le guichet unique de l’INPI. Ce portail en ligne te permet de déposer ton dossier de création en une seule fois, incluant le formulaire d’inscription, les pièces justificatives comme la copie de carte pro taxi et la pièce d’identité, le choix de l’activité avec le code APE 4932Z, et l’envoi de la demande. L’immatriculation au Registre National des Entreprises (RNE) est généralement gratuite, mais il peut y avoir des frais annexes, par exemple des frais de chambre des métiers si on t’oriente vers un stage préparatoire à l’installation, souvent exonéré pour les taxis.

Une fois ta demande traitée, tu obtiendras un numéro SIRET/SIREN et tu pourras démarrer officiellement ton activité. Assure-toi également de t’enregistrer auprès des organismes sociaux comme l’URSSAF pour les cotisations si tu es en micro-entreprise, ou le RSI ou SSI pour les travailleurs indépendants, selon ton statut choisi, afin d’être en règle administrativement.

Le vehicule et l’equipement : etre en conformite en tant que taxi independant

Te voilà titulaire de la carte pro, d’une licence, et à la tête de ta petite entreprise : il ne reste plus qu’à préparer ton véhicule de taxi et t’assurer qu’il répond bien à toutes les normes en vigueur avant de prendre tes premiers passagers.

Dans un premier temps, en tant que taxi indépendant, tu devras acquérir ton propre véhicule sauf si tu es en contrat de location de licence incluant une voiture. Le véhicule taxi doit répondre à certains critères réglementaires. Il peut transporter jusqu’à 9 places maximum chauffeur inclus généralement les taxis sont des berlines 5 places ou des vans 7 places. Il doit aussi avoir des dimensions minimales par exemple environ 4,50 m de long et 1,70 m de large pour garantir le confort des passagers. Opte pour un modèle confortable, fiable et assez puissant car tu vas parcourir beaucoup de kilomètres. De nombreux taxis choisissent une berline d’occasion aux alentours de 8 000 à 15 000 € pour limiter l’investissement initial tandis que d’autres misent sur du neuf ou du haut de gamme comme Toyota Prius, Peugeot 508, Mercedes Classe V voire Tesla pour se démarquer. À chacun sa stratégie en fonction de la clientèle visée et du budget disponible.

Équipements obligatoires : Une voiture classique ne suffit pas, tu dois l’équiper avec le matériel réglementaire propre aux taxis. Les éléments obligatoires incluent notamment : 

  • Un taximètre (ou compteur horokilométrique) à l’intérieur, qui calcule automatiquement le prix de la course en fonction de la distance parcourue et du temps écoulé. Ce dispositif doit être homologué et vérifié chaque année par un organisme agréé. 
  • Un dispositif lumineux sur le toit portant la mention “TAXI”, avec voyant vert/rouge indiquant si tu es libre ou non. Ce lumineux de toit est caractéristique des taxis et obligatoire. 
  • Une plaque d’identification fixée à l’extérieur (généralement à l’arrière du véhicule) indiquant ton numéro de licence taxi et le département d’exercice. C’est la fameuse « plaque taxi » qui officialise ton autorisation de stationnement. 
  • Un terminal de paiement électronique (TPE) pour accepter les paiements par carte bancaire. Aujourd’hui, tous les taxis sont tenus d’accepter les paiements CB ; un lecteur carte bancaire est donc indispensable. 
  • À l’intérieur, une imprimante ou un système pour éditer des notes de course (reçus) à tes clients, au moins pour les courses au-dessus de 25 € (obligation légale). 
  • Un smartphone ou une tablette avec connexion internet et éventuellement des applications professionnelles (réseau de taxis, GPS pro, etc.). De nombreuses centrales de réservation ou applis type Uber/Heetch proposent aux taxis indépendants de se connecter pour recevoir des courses supplémentaires.

En plus de ces équipements obligatoires, libre à toi d’ajouter des petits plus pour améliorer l’expérience client : chargeur téléphone disponible à l’arrière, bouteille d’eau, friandises, Wi-Fi gratuit à bord, journaux ou tablettes, etc. Un taxi qui se démarque par son service haut de gamme et son accueil soigné fidélisera plus facilement sa clientèle.

Assurance et contrôle technique : N’oublie pas de souscrire une assurance professionnelle taxi pour couvrir ton activité. C’est plus coûteux qu’une assurance auto classique, prévois souvent plus de 1 200 € par an d’assurance pour un taxi indépendant. Cependant, c’est obligatoire pour pouvoir circuler légalement avec des clients.

Ton véhicule devra par ailleurs passer un contrôle technique chaque année, après un premier contrôle à un an, compte tenu de l’intensité d’utilisation. Entretiens réguliers et vérifications de sécurité sont essentiels. L’objectif est d’assurer la sécurité de tes passagers et ta conformité vis-à-vis de la réglementation routière.

conseils

Conseils pour bien demarrer ton activite de taxi independant

Tu as maintenant toutes les cartes en main pour devenir taxi indépendant. Avant de te lancer sur le terrain, voici quelques conseils pour démarrer du bon pied.

Il est essentiel de soigner ta visibilité et ta communication. En tant qu’indépendant, il faut te faire connaître. Inscris-toi sur les plateformes de réservation en ligne comme G7 ou bien Alpha Taxis, utilise éventuellement des applications mobiles dédiées aux taxis, et pourquoi pas créer une page Facebook ou Instagram professionnelle pour promouvoir ton activité localement. Un petit site web vitrine peut également être un atout pour présenter tes services et tes tarifs. Pense à imprimer des cartes de visite à distribuer dans des lieux stratégiques tels que les hôtels, gares et commerces. Le bouche-à-oreille est très efficace, car 80 % des clients satisfaits recommandent un taxi à leur entourage. Capitalise sur chaque course pour faire bonne impression.

Il est également crucial de fidéliser tes clients par un service irréprochable. Dans les métiers du transport, la qualité de service fait la différence. Sois ponctuel et courtois, offre un véhicule propre et confortable, et adapte-toi aux besoins spécifiques de tes clients, comme l’aide aux bagages ou un siège auto pour enfant si nécessaire. Pour tes clients réguliers, prévois des petites attentions ou remises. Un client heureux et chouchouté deviendra peut-être un habitué qui te sollicitera directement et te recommandera autour de lui. La relation humaine est au cœur du métier de taxi.

Enfin, il est important de gérer bien tes coûts et ton planning. Au début, il peut y avoir des périodes creuses. Ne te décourage pas et profite-en pour optimiser ton organisation. Gère ta trésorerie en tenant compte des charges fixes comme le loyer de la licence, l’assurance et le carburant. Ajuste tes plages de travail aux horaires et lieux les plus porteurs, par exemple les gares et aéroports tôt le matin ou en fin de soirée, ainsi que les quartiers festifs la nuit. En tant qu’indépendant, ta rigueur de gestion sera la clé de ta réussite financière sur le long terme.

En suivant ces recommandations et en respectant la réglementation, il n’y a aucune raison que tu ne réussisses pas dans cette belle aventure professionnelle et que tu deviennes un taxi indépendant d’excellence ! 

L’As des Formations : ton allie pour reussir dans le taxi 

Pour réussir dans le métier de chauffeur de taxi, il est essentiel de bien se former et d’être accompagné par des experts. L’As des Formations est un centre de formation taxi certifié Qualiopi, reconnu pour la qualité de son enseignement. Avec une équipe de formateurs expérimentés, tu acquerras toutes les compétences nécessaires pour réussir ton examen. Le programme est complet et à jour, incluant des matières essentielles comme le droit du transport et la sécurité, avec des entraînements intensifs et des mises en situation pratiques. Les formations peuvent se faire en trois semaines intensives ou de manière étalée, s’adaptant ainsi à ton rythme de vie. De plus, le centre est agréé et finançable via CPF et Pôle Emploi, facilitant l’accès à la formation.

L’ambiance à L’As des Formations est à la fois conviviale et studieuse, avec un suivi personnalisé pour chaque élève. Les anciens élèves témoignent de leur satisfaction, le centre affichant une note de 5 sur 5 sur Google. Au-delà de l’examen, tu bénéficies d’un accompagnement global avec un réseau de partenaires pour t’aider dans la création d’entreprise, la comptabilité et même le marketing. Avec plusieurs centres en Île-de-France, notamment à Paris et Saint-Denis, tu trouveras une formation adaptée à ton profil, que tu sois en reconversion professionnelle ou déjà chauffeur VTC souhaitant évoluer vers le métier de taxi.