DiplOme de taxi : comment cela marche ?

La profession de chauffeur de taxi présente assurément divers atouts, mais fait l’objet d’un

encadrement strict. C’est pourquoi les personnes désireuses de l’exercer doivent justifier de leurs
qualifications en passant un examen spécifique. La certification obtenue, pouvant être considérée
comme un diplôme de taxi, est la porte d’entrée vers un métier particulièrement enrichissant.

chauffeur taxi

L’examen pour avoir un diplOme de taxi

La délivrance du diplôme de taxi est conditionnée à la réussite d’un examen. Encadré par la Chambre des Métiers et de l’Artisanat, celui-ci met à l’épreuve les candidats bien décidés à exercer la profession de taxi. En l’occurrence, deux types d’épreuves sont à passer, les épreuves théoriques et pratiques.

La première phase, dite d’admissibilité, repose sur un ensemble de connaissances essentielles. Il s’agit de maîtriser la réglementation du transport de personnes, la gestion économique et juridique de l’activité, ainsi que les règles de sécurité et d’éco-conduite. Une bonne expression en français et en anglais est également exigée, notamment à travers un test de compréhension et de mise en situation avec un client. L’évaluation couvre aussi la connaissance du territoire et des tarifs appliqués. Pour être admissible, le candidat doit obtenir une moyenne d’au moins 10/20 et respecter des seuils minimaux à chaque épreuve. 

Une fois cette étape validée, place à l’épreuve pratique. Aussi appelée épreuve d’admission, elle consiste en une mise en situation réelle. Le candidat est évalué sur sa conduite, sa relation client et sa gestion des outils professionnels. Il doit démontrer qu’il sait assurer un service sécurisé et efficace. Une note minimale de 12/20 est requise à cette épreuve pratique pour se voir attribuer le diplôme de taxi.

DEcrocher plus facilement un diplOme de taxi avec une formation professionnelle au mEtier

Se plonger quelques heures dans les annales des examens taxi et réviser sérieusement son code de la route ne sont pas suffisants pour être bien préparé. Pour aborder sérieusement les épreuves de l’examen et avoir la capacité de réussir, il est conseillé d’être accompagné durant plusieurs semaines par des professionnels du secteur. À quoi faisons-nous allusion ? Les résultats le démontrent, suivre une formation taxi dans un établissement certifié, à l’image de l’As des Formations, permet d’arriver en pleine confiance le jour J. Et favorise incontestablement les chances de décrocher le diplôme de taxi.

Le parcours proposé vise à transmettre aux futurs chauffeurs toutes les compétences nécessaires à la gestion d’une micro-entreprise : comptabilité, fiscalité, réglementation… Ils y découvrent les différents régimes d’imposition ainsi que les obligations liées à l’exploitation d’un véhicule à titre professionnel. Les considérations de sécurité routière occupent évidemment une place clé dans l’apprentissage. Chez l’As des Formations, chaque futur conducteur de taxi s’exerce également à la rédaction d’un constat à l’amiable, à adopter une conduite plus fluide et économe, et à respecter toutes les règles en vigueur. À noter qu’une mise à jour des connaissances est d’ailleurs obligatoire tous les cinq ans pour conserver son certificat professionnel.

Trois modes d’exercices du metier pour le titulaire d’un diplOme de taxi

Il existe plusieurs façons de mener ce travail après l’obtention de ton diplôme de taxi. Ton choix dépendra principalement de ton souhait d’indépendance, de ta capacité d’investissement et de ton besoin de sécurité financière. Tu aspires à travailler en toute autonomie ? Pas exempt d’inconvénient, le statut d’artisan est néanmoins celui que l’on te recommande. Tu seras propriétaire de ta licence, achetée ou obtenue gratuitement, et percevras l’intégralité de tes bénéfices. Tu devras cependant gérer ton véhicule, son entretien et son assurance. La création de ton entreprise nécessitera le choix d’une forme juridique adaptée : micro-entreprise, Entreprise individuelle (EI), Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) ou Société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) si tu es seul, SARL ou Société par actions simplifiée (SAS) si tu as des associés. 

Après avoir acquis le diplôme de taxi, l’alternative consiste à louer une licence auprès d’une entreprise spécialisée. Tu resteras indépendant tout en évitant l’achat d’une licence. Un contrat de location-gérance d’au moins un an t’engagera à verser un loyer mensuel, dont le montant varie selon l’entreprise choisie. L’entretien du véhicule sera à la charge du loueur, cependant tu ne bénéficieras pas de l’assurance chômage. Comme pour l’artisanat, tu devras choisir un statut juridique adapté et immatriculer ton entreprise. 

Si tu privilégies la stabilité, le salariat constitue la meilleure option. En travaillant en tant que chauffeur pour une entreprise de taxis, tu bénéficieras d’un contrat de travail, d’un salaire fixe et d’un pourcentage sur ton chiffre d’affaires. L’entreprise fournira et entretiendra ton véhicule, ainsi que son assurance. Tu n’auras pas à te soucier des formalités administratives, mais en contrepartie n’auras pas de véritable autonomie sur le plan professionnel.

termes et conditions

Les conditions prealables pour envisager detenir un diplome de taxi

L’accès à la profession de chauffeur de taxi est strictement encadré par la législation et soumis à des exigences précises. Avant de pouvoir exercer en toute légalité, il est indispensable de remplir plusieurs critères administratifs et personnels. Premièrement, un casier judiciaire vierge est requis, excluant ainsi toute personne condamnée pour certains délits graves. Cette exigence s’explique aisément : assurer la sécurité des clients au quotidien et du public constitue une responsabilité majeure pour tout conducteur habilité à exercer ce métier.

 

Pour espérer avoir un diplôme de taxi, il faut en tant que conducteur être titulaire du permis de conduire de catégorie B depuis au moins trois ans, une durée réduite à deux ans en cas de conduite accompagnée durant la formation. Cette condition garantit un niveau d’expérience suffisant pour assurer un transport fiable et sécurisé. Par ailleurs, la profession exige une formation aux premiers secours, au minimum de niveau 1, afin d’assurer une réaction rapide et efficace en cas d’urgence médicale. L’aptitude physique du conducteur fait aussi l’objet d’une évaluation rigoureuse. Un contrôle médical est réalisé par un médecin agréé, de manière à vérifier que l’état de santé du candidat est compatible avec l’exercice de la profession. L’obtention d’un avis favorable à cet examen est impérative pour décrocher la carte professionnelle, le diplôme de taxi indispensable pour exercer légalement cette activité.

L’obtention de la plaque apres celui du diplome de taxi 

Le diplôme de taxi est nécessaire, mais il ne suffit pas. Avant de pouvoir commencer à exercer ton activité de taxi sur la route et percevoir ton premier salaire (ou chiffre d’affaires), tu dois obtenir une Autorisation de stationnement (ADS), la fameuse licence, appelée plaque dans le langage courant. Cette autorisation professionnelle est obligatoire et te donne le droit de stationner légalement ton véhicule dans les zones où tu es autorisé à travailler. Il existe différentes manières d’obtenir une ADS quand on souhaite être un chauffeur de taxi.

Tu peux solliciter gratuitement cette autorisation de stationnement auprès de la mairie. Mais la patience est de mise, cela peut en effet prendre plusieurs années avant de l’obtenir, dans la mesure où peu sont délivrées et nombre de personnes souhaitant être des chauffeurs sous le statut d’artisan en font la demande. Tu peux faire le choix d’acheter une licence mais cette solution présente un coût conséquent. L’alternative après l’obtention du diplôme de taxi : décider de louer la plaque, et dans ce cas aussi il t’appartient de créer ta société pour être un artisan taxi auto entrepreneur. Dans tous les cas, cette licence est valable pendant 5 ans et tu devras suivre une formation continue tous les 5 ans pour pouvoir la renouveler.

 

taxi parisien

Les autres demarches apres avoir eu son diplome de taxi

Le diplome de taxi, materialise par la carte professionnelle

Une bonne chose de faite, tu as réussi l’examen et as en poche le fameux diplôme pour devenir taxi ! L’étape la plus difficile est derrière toi, mais quelques formalités restent à accomplir. Il te faut maintenant solliciter un certificat reconnu : ta carte professionnelle de taxi, à ne pas confondre avec la licence. Cette démarche s’effectue en ligne auprès de la préfecture, avec les documents requis, que tu envisages d’exercer en tant que salarié ou en indépendant. Indispensable pour exercer, que ce soit en tant qu’auto-entrepreneur ou sous un autre statut, cette carte atteste de tes compétences et garantit ton droit à transporter des clients en toute légalité. Avant de te délivrer ce certificat, ton diplôme de taxi, la préfecture vérifie que tu remplis bien toutes les conditions nécessaires.

Le vEhicule EquipE

Un taxi ne peut circuler sans certains équipements obligatoires, comme le stipule le code des transports. À l’extérieur, une plaque bien visible indique le numéro de l’ADS et le ressort géographique. Un dispositif lumineux portant l’inscription “TAXI” informe les passants de la disponibilité du véhicule : rouge lorsqu’il est occupé, vert lorsqu’il est libre. Figurent à l’intérieur un terminal de paiement électronique, ainsi qu’un appareil horodateur chargé d’enregistrer les heures de début et de fin de service du chauffeur, sauf si cette tâche est assurée par le taximètre. Ce dernier dispositif, utilisé par tous les taxis, a pour fonction de calculer le prix de la course en fonction du temps et de la distance parcourue.

Les autres formalitEs en fonction du mode d’exercice

Que tu envisages d’être locataire-gérant ou artisan taxi, la création de ton entreprise est une étape incontournable. La première décision à prendre concerne le choix de la forme juridique. Si tu démarres seul, tu peux opter pour le statut de micro-entrepreneur, d’EI, d’EURL ou de SASU. Si tu souhaites t’associer, la SARL ou la SAS sont plus adaptées. Une fois ce choix effectué, tu devras déclarer ton activité artisanale et procéder à l’immatriculation de ton entreprise au Répertoire national des entreprises (RNE).

 

Quelles demarches pour etre taxi conventionne et realiser des courses dans plusieurs departements ?

Pour exercer dans le transport sanitaire, il est indispensable de détenir un agrément préfectoral. Cette autorisation est délivrée après présentation d’une attestation de l’URSSAF justifiant la régularité de tes cotisations. En parallèle, l’adhésion à une convention locale de la CPAM est obligatoire.

Pour ce faire, il faut contacter le service professionnel de la CPAM de ton secteur et t’adresser au service dédié aux professionnels de santé. Présent dans chaque département, ce service accompagne les démarches. Une fois la demande soumise avec tous les justificatifs requis, l’Agence Régionale de Santé (ARS) de ta région examine le dossier et délivre l’agrément après validation du sous-comité des transports sanitaires.

Si tu souhaites exercer dans un département autre que celui où tu as passé ton examen, tu dois demander une extension appelée mobilité interdépartementale. Précisions que cette possibilité est cependant limitée à un maximum de quatre départements. Pour y accéder, un stage de formation continue est obligatoire. D’une durée de 14 heures (ou 35 heures à Paris), il vise à te sensibiliser avec deux aspects essentiels : les particularités géographiques, culturelles et touristiques du nouveau territoire, ainsi que la réglementation locale en vigueur.

Quel investissement pour avoir son diplome de taxi et exercer ?

Frais d’examen en 2025

Le salaire moyen d’un taxi intéresse forcément beaucoup de candidats. Ces derniers ont aussi tout intérêt à se renseigner sur les autres dépenses à prévoir pour concrétiser ce type de projet et accéder à cet emploi. Ils incluent en premier lieu les frais d’inscription à l’examen, identiques que l’on passe l’épreuve à Paris, ailleurs en région parisienne ou dans le reste de la France.

  • Épreuves complètes : 237 euros 
  • Mobilité professionnelle : 165 euros 
  • Épreuve d’admission uniquement : 116 euros 
  • Option pour recevoir les informations par SMS : 2,50 euros 

Licence : le cout A l’achat et A la location

S’agissant du prix d’une licence de taxi, sache qu’il varie sensiblement en fonction des villes, mais aussi d’autres facteurs, notamment les revenus générés par l’ancien propriétaire, l’inclusion éventuelle d’un véhicule dans la transaction ou encore la présence d’un agrément.  En outre, lorsqu’un changement de titulaire est effectué, des droits de mutation doivent être acquittés auprès de l’administration fiscale.

Les montants oscillent généralement entre 30 000 et 300 000 euros, en France. Dans les Alpes-Maritimes, il atteint souvent entre 250 000 et 300 000 euros. À Paris, le coût moyen d’une licence est de 162 000 euros en mars 2025, selon Jurifinance et Gestax.

 

Ces prix fluctuent en fonction de plusieurs paramètres, notamment la concurrence entre taxis et VTC ainsi que le nombre de licences disponibles sur le marché. Dans le cas d’une location, les tarifs varient également selon la localisation. En province, le loyer se situe entre 1 000 et 2 500 euros par mois, mais grimpe à 3 000 – 3 500 euros dans la capitale. Il faut également prévoir un budget pour la location du véhicule, qui inclut l’assurance, ainsi que pour le carburant et l’entretien, un poste de dépense estimé entre 300 et 1 000 euros par an. Voilà pourquoi il est important de considérer le salaire moyen avant de s’engager dans un tel projet.

 

fluctuation

Obtenir son diplOme de taxi aprEs avoir EtE VTC 

Tu as exercé durant plusieurs années la profession de VTC et désires effectuer l’un des autres métiers emblématiques du secteur ? Tu pars avec un train d’avance sur ceux qui n’ont jamais évolué dans le domaine du transport particulier de personnes. En effet, la condition à remplir pour un VTC est de suivre une formation passerelle permettant d’obtenir un diplôme de taxi. Elle prépare aux exigences de l’emploi et permet d’appréhender dans de bonnes conditions l’examen obligatoire.

 

D’abord, l’apprentissage théorique plonge dans les fondamentaux du métier. De la gestion des courses aux réglementations locale et nationale : tous les aspects importants de la profession y sont abordés. Une attention particulière est portée à la relation client, essentielle pour offrir un service irréprochable. Vient ensuite la mise en pratique. Il s’agit de s’initier aux outils indispensables tels que les systèmes de paiement embarqués. La carte professionnelle est délivrée quand on réussit les examens théorique et pratique qui ponctuent la formation. Dès lors, il est possible de pratiquer cette activité et d’enchaîner ses courses sur la route, en tant qu’indépendant ou salarié.